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Inde - Népal 2008

Mardi 8 avril 2008 2 08 /04 /Avr /2008 14:17

11 semaines en Inde du Nord et au Népal. 11 semaines riches en couleurs, en sourires et en rencontres. Certes, je ne suis pas devenu un fou de l’Inde comme certains. Si je trouve les Indiens souvent obsèdes par l’argent et frustres, l’Inde est un pays assez fascinant. Une société restée très traditionnelle côtoie une Inde moderne, ce mélange reste étonnant. Et puis l’Inde c’est aussi tout l’aspect mystique et religieux, très présent. Varanasi est sans nul doute un endroit incroyable et unique au monde.

 

Si le paysage en Inde est plutôt monotone, hormis bien sur la beauté des montagnes du nord, la richesse culturelle de ce pays vaut le détour. Entre notamment la communauté sikhs et tibétaine dans cette partie de l’Inde. L’Inde c’est aussi quelques monuments de toute beauté : le Taj Mahal bien sur, mais aussi le Temple d’Or des Sikhs, Pushkar ou encore Jesalmer et son désert. Quant au Népal, ses atouts sont la gentillesse et la tranquillité de ses habitants, sa nature incroyable et ses vieilles cîtes médiévales.

 

L’Inde est unique et immensément riche. Sans doute, y reviendrais-je un jour avec comme objectif le sud ou l’extrême nord : le Ladakh et le Cachemire.

 

Namaste !



Petite énumération, dans le désordre.

Les points forts :

-         Varanasi, une ville incroyable

-         La beaute du Taj Mahal

-         Le Temple d’Or des Sikhs

-         Pushkar et ses ghats

-         Jesalmer , cite du désert

-         Les cites médiévales de Patan et Bhaktapur dans la vallée de Kathmandou

-         Les palais du Rajasthan

-         L’incroyable forteresse de Chittorgarh

-         Les gares indiennes

-         Orchaa ou la campagne indienne

-         Le park royal de Chitwan et ses ballades safaris

-         La promenade a dos d’éléphant a l’aube

-         Dharamsala et la communauté tibétaine

-         Les montagnes de l’Himachal Pradesh

-         Manikaran et ses sources chaudes

-         Le vol près de l’Everest

-         La ballade en moto autour de Pushkar

-         Les couleurs, les odeurs, la vie, la photo en Inde

-         Le temple des rats

-         La cuisine indienne, terrible !

-         Les népalais et leur gentillesse

-         Les vaches dans les rues

-         Bundi, petite et paisible ville du Rajasthan

 

Ce que j’ai moins aime :

-         Delhi

-         Khajurao

-         Les problèmes intestinaux quasi obligatoires

-         Le bruit

-         La lourdeur et l’insistance parfois des indiens

-         Les regards et attitudes des indiens envers les filles occidentales

-         L’impolitesse des indiens, afin a mes yeux

-         La pollution de Kathmandou

        -    La bière indienne
Par Fabrice - Publié dans : Inde - Népal 2008
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Jeudi 3 avril 2008 4 03 /04 /Avr /2008 04:35

Sur le trajet retour vers Delhi,je me decide finalement par faire un arret a Chandigarh, la capitale du Penjab. Cetteville nouvelle est surtout interessante pour les architectes car elle fut entierementcree par Le Corbusier qui y trouva l’occasion de mettre pleinement enapplication ses idees. Pour tout vous avouer, ma motivation premiere etaitavant tout liee a un roman indien lus au cours de l’annee precedente. “Loin deChandigarh” de Tarun J.TejpalChandigarhest une ville deroutante qui ne ressemble a aucune autre ville indienne. Onpourrait meme dire que ce n’est pas l’Inde. Jugez plutot: un plan en damier al’americaine, de larges arteres au traffic fluide, des batiments fonctionnelset identiques, des rues propres et aucune vache a l’horizon. Bref, vous voyezle topo. Ses habitants ne s’en plaignent pas bien sur, du moins les riches. Carle cout de la vie est ici elevee. Tout est plus chere. Beaucoop de hautsfonctionnaires et de businessman resident ici. Un lieu est tout de meme interessanta voir, c’est le Rock Garden. Sur deux hectares, vous deambulez dans unlabyrinthe etrange sortie de l’imagination d’un fonctionnaire indien, artistereveur a ses heures. Cela fait beaucoup penser a l’oeuvre du Facteur Cheval en France.Creatures fantastiques, armee de personnages, chutes d’eau, la ballade estagreable. Voila Chandigarh,c’est vu. m’avaiten effet beaucoup plus, d’ou mon envie naturel de voir cette ville de mes yeux.Et bien j’en suis revenue plutot decu.

 

Une chose qui peut frapper en Inde c’est l’impolitesse deses habitants, enfin a nos yeux. Car l’Indien de base, homme comme femme, crache a tout va, rote en toutes circonstances, ne vous laissera jamais lepassage et peut faire un boucan d’enfer dans un train de nuit sans probleme.Cela dit, les Indiens partagent facilement avec le voisin nourriture et boissonpar exemple. Ils cherchent souvent a vous aider et repondront toujours a vosquestions. Ils (on retrouve cela dans bien d’autres pays) possedent une formede politesse differente, fondee d’avantage sur la solidarite et le partage,conditions de vie obligent. A l’inverse, la politesse disons plus individuel,ce n’est pas ca.

 

Retour a Delhipour la derniere fois. Je realise la d’avantage que ce voyage se termine. Jeretrouve avec plaisir mon habituel resto surplombant le carrefour de Main Bazara Pahar Ganj. Avant le depart, petite visite a la mosquee JamaMasjid, la plus grande de l’Inde. Je flane quelques heures a la gare de New Delhi. Un spectaclepermanent. Vraiment le train indien, c’est un regal pour les yeux et la photo.Le pays entier est une destination de premier choix pour cela. Les Indiens vousdemandent souvent de les prendre en photo, sans retour. Je termine la journeepar une descente dans le metro indien. Et la je suis bluffe.Voila une bonneillustration de l’Inde qui avance.  Les trois lignes sont vraiment modernes,les rames spacieuses et propres. La RATP devrait en prendre de la graine. Laseule chose qui ne change pas c’est la bagarre en sortant de la rame. C’estpire qu’a Paris,c’est vous dire! Des que les portes s’ouvrent, je me retrouve devant un mur compacted’Indiens qui rentrent tout de go sans penser a laisser sortir les voyageurs.Je suis oblige de rentrer dans le tas, a la guerre comme a la guerre.

 

Voila mon temps indien est termine.Je ferais un petit bilan plus tard. Je n’est fait qu’effleurer une societe etun pays incroyablement complexe. J’y ai croise des lieux magnifiques et beaucoupde sourirs.

Par Fabrice - Publié dans : Inde - Népal 2008
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Mercredi 2 avril 2008 3 02 /04 /Avr /2008 15:37

Manali a un petit air de station touristique des Alpes. Etpourtant c’est ici la basse saison. La neige est tres basse sur les sommetsfermant la route vers le Ladhak a l’extreme nord du pays. La grande majoritedes touristes deambulant dans ses rues sont indiens. Avec sa populationimposante, la puissance pauvre possede neamoins un sacre reservoir de touristeslocaux grace a sa classe moyenne en devenire. L’ete, ce sont les routardsoccidentaux qui viennent en nombre dans ces montagnes de l’Himachal Pradesh afin de chercher de l’air frais. Et du cannabis. La region estune des plaques tournantes de ce traffic en Inde. D’ailleurs certainesdisparitions d’etrangers, meles de pres ou de loin a ce traffic, ont eu lieu.Manali a un cote artificiel qui contraste avec la beaute des montagnesenvironnantes. Le village de Vashisht, a quelques kilometres en hauteur a plusde charme. Nous y denichons une chambre avec terrasse offrant une superbe vuesur les montagnes enneiges. A l’aube, lorsque le soleil naissant vient caresserles flancs de celles-ci, je vous laisse imaginer le spectacle…Divin.

 

Le Rainbow Café est un peu le lieu de rassemblement desroutards du coin: babas cools japonais, coreens ou israeliens sont ici ennombre. L’Inde est la destination favorite de ces derniers. Ils y viennentsouvent après leur service militaire pour decompresser. Bon marche, de la liberte et du cannabis avolonte, certains abusent et un certain nombre se sont retrouves en cellule. Atel point que l’Inde a du prendre des mesures afin de limiter les visasdelivres! Car ici, la tolerance est zero de la part des autorites. Les israeliennes viennent egalement ennombre en Inde et font elles aussi le service militaire. Peut-etre estce la raison pour laquelle je trouve les israeliennes croisees si peusensuelles et feminines. Il y a peut-etre un rapport non?

 

Le village possede un attrait de plus: des sources d’eauchaude. Gratuites, elles sont abondamment utilisees par la population. Desvolutes de vapeur s’elevent tout autour et rejoignent les sommets. Plus basdans la vallee, Old Manali est le vieux village originel. Les maisons en boissont encore nombreuses malgre l’epidemie de Guest House. Les scenes de viepaysanne y dominent entre champs de colza et forets de pins. Dominant la vapeurdes sources d’eau chaude, j’ai des discussions tres interessantes avecSalvatore. Celui-ci a entrepris un voyage de quatre mois en Inde et au Nepal. Le sienen est a son commencement, le mien arrive a son terme. Ce genre de voyageurscroises sur les routes, ce sont tres souvent des personnages. Du moins a mes yeux.

 

Manali possede biensur son lot de temples indhous. L’indhouisme est une religion sacrementcomplexe et plutot opaque au profane. Au dela des  principales divinites que sont Shiva, Vishnou,Krishna ou encore Ganesh, l’indhouismepossederait quelques 330 millions de Dieux. Oui vous avez bien lu! Autant vousdire que meme les indhous s’y perdent! Peu d’occidentaux embrassent cettereligion. D’ailleurs les gurus occidentaux, enfin reconnus comme tel, secomptent sur les doigts d’une seule main. Le boudhisme nous est sans doute bienplus accessible.

J’ai retarde mon depart en raison de ma carte Visadefectueuse, une fois reaprovisionne en roupies (merci qui?;-) ) , je laisseSalvatore derriere moi.

 

Autre vallee, autre localite, et autre source chaude.Situee dans la Parvati Valley, Manikara est unnom sacre pour les silks. Un trajet en bus a travers un paysage de toute beauteme conduit sur les rives d’une riviere aux cours d’eau agitee. En face, ce quin’est qu’un gros village s’etire tout en longueur au pied d’une imposantefalaise. Un vieux pont permet d’acceder aux rues etroites du bourg. Pas decirculation ici, un vrai plaisir. Jen’y croise quasiment que des pelerins indiens. En fait, j’ai un peul’impression de me retrouver au fin fond de l’Inde, ce qui est loin d’etredesagreable. Le temple sikh et ses bains chaudssont remplis de vie et decouleures. Les habitants tout comme les pelerins  Sikhs sont vraimentagreables. Leurs turbans coloresemergent ici et la au milieu des nuages de vapeur. Respect car aveccette temperature, ils doivent sacrement avoir chaud sous leur turban, quicache en plus une sacre cheveulure! Lesnuages de vapeur s’elevent audessus de la riviere cachant en partie les demeures du village. 

Je commence aprendre le chemin du retour vers Delhi. Petite halte a Mandi ou je decouvre undes lieux sacres du boudhisme. Rewalsar Lake est situe a une heure de bus ausommet d’un crete montagneuse. Autour d’un petit lac, plusieuresmonasteres boudhistes et une communaute tibetaine active. Les eaux du lac sacresont gorgees de gros poissons nourris par les pelerins et les touristes. C’estimpressionant a voir lorsque ceux-ci viennent  au bord du bassin, bouchebeante a l’air, se disputant la nourriture. De vieilles dames, ridees al’infinie et armees de cannes, veillent au grain, ou plutot aux offrandes. Les singes sauvages quand a euxessayent pendant ce temps de recuperer les miettes sur la terre ferme. A vued’oeil, il faudrait surement un chalutier pour pecher tout cela!

 

Le retour en bus est cahotique. Une portion de la route s’est effondree dans le vide. Alors que je commence a me faire a  l’idee qu’il va me falloire user du pouce, une pelleteuse surgit de je ne sais ou. En cinq minutes,le passage est elargie pour que le bus brinquebalant puisse tout juste frolerle vide.

Par Fabrice - Publié dans : Inde - Népal 2008
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Mercredi 2 avril 2008 3 02 /04 /Avr /2008 08:14

"Nous voulons la liberte! Nous voulons la justice! Honte a la Chine!", ces cris resonnent dans les rues de Dharamasala a mon arrivee. Ces cris sont bien sur ceux de la communaute tibetaine en exil qui depuis le 10 mars manifestent chaque jour. Le 10 mars, jour anniversaire du soulevement de 1959 contre les Chinois, des emeutes eclaterent a Lhassa au Tibet. Des emeutes durement reprimees par l'armee chinoise. Les journalistes ont ete exclus du Tibet, tout comme les touristes. Le pays est boucle. Dire qu'il y a 10 jours, j'avais serieusement pense m'y rendre depuis Kathmandou....


Au milieu de cette agitation, des tourists observent, prennent des photos. Certains viennent ici comme volontaire au sein des divers ONG presentes. Il faut dire que le travail ne manque pas. Chaque annee, ils sont plusieurs milliers a choisir de fuire le Tibet et a tenter la dangereuse traversee vers l’Inde. Deux centres acceille des orphelins dont les parents sont morts durant ce voyage vers l’espoire. Passant des cols a plus de 5000 metres, certains arrivent les membres geles, c’est alors l’amputation. Tanzine fait partie de ces recents exiles. Il est arrive a Darjeeling a l’est de l’Inde. Puis comme beaucoup, il a rejoint Dharamsala afin de rencontrer His Holiness et trouver du travail. Il est depuis sans resources. Ce jeune tibetain soutient la voie du milieu pronee depuis toujours par le chef politique et spirituel des tibetains: la non-violence et l’autonomie pour le Tibet. Contre vents et marees, le Dalai-Lama n’a jamais devie de cette voie, estimant qu’elle est la seule possible. Et qu’elle aurait le merite de pouvoir rallier a la cause des tibetains le peuple chinois. Vue la liberte de la presse et la propagande en Chine, cela semble une gageure…


D’autres occidentaux viennent aussi pour les cours de philosophie boudhiste ou encore pour la meditation. Ou simplement pour profiter du calme et de la vue de ces montagnes de l’Himachal Pradesh. Ces derniers jours, les touristes se disputent les places de terrasses aux journalistes couvrant l’evenement. Correspondant de la BBC ou de l’AFP, photojournalistes divers et varies, on peut dire que je me retrouve au coeur de l’actualite. Interessant et plutot exitant comme vous l’imaginez. Les rues vibrent suivant les nouvelles des repressions au Tibet et les communiqués de presse. Le 22 mars, Nancy Pelosi, representante du Congres Americain arrive pour un entretien avec le Dalai-Lama. Elle est suivie de plusieurs voitures dans lesquelles on pris place d’autres membres du Congres. Tout sourire derriere leurs vitres semi-teintees, le cortege degage plutot un air de sortie dominicale. Devant une camera, un moine temoigne des tortures qu’il a subi dans les prisons chinoises. Je vais plusieurs fois discuter avec lui. Jovial, visage rond toujours souriant, il est difficile d’imaginer qu’il a vecu toutes ces horreures. Un sacre personnage. Il a publie un livre pour temoigner de son histoire, un ouvrage dont j’achete un exemplaire et surlequel il m’ecrit gentiment un mot. Je vais le lire d’une traite le soir meme. Le lendemain, tous les commerces de la ville ferment pour quelques heures en signe de soutien de la part de la communaute indienne. Il faut dire que tout cela est bon pour le business. Et oui, les touristes viennent avant tout pour les tibetains…


Cette semaine a Dharamsala fut intense. Pour moi, le Dalai-Lama est vraiment une des plus grandes figures de notre monde. On le compare beaucoup, avec raison, a Gandhi ici en Inde. Je suis, il faut bien le dire, un peu frustre de ne pas l’avoir ne serait-ce qu’apercu. En tout cas, je suis devenu assurement un peu tibetain de coeur.

 


Je reprend la route avec Salvatore, un sicilien exile en terre belge. Une route longue et eprouvante: 11 heure d’un trace etroit et sinueux surplombant de sacres precipices. Le chauffeur, ce n’est pas une surprise, conduit comme un dejante, doublant dans les virages sans aucune visibilite. De toute maniere le camion venant en face va bien freiner ou s’arreter... Il croit dur comme fer dans son karma le bougre. Moi pas du tout. Nous apercevons un bus echoue plus bas sur le bas-cote, vitres eclatees, l’avant defonce. Cela est portant loin de le calmer. Devant moi deux petites filles deglutissent ce qu’elles peuvent par la fenetre. Idem en face de moi. Heu et derriere aussi!

Depuis mon retour du Nepal, la temperature a nettement et rapidement augmente et le mercure titille le 35 degres! Terminees les nuits fraiches du Rajasthan. Bien sur, je ne me plaint pas quand je pense au temps maussade et chronique de mes compatriotes! Mais voila que des somments enneiges apparaissent, nous approchons de Manali.

Par Fabrice - Publié dans : Inde - Népal 2008
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Jeudi 27 mars 2008 4 27 /03 /Mars /2008 13:20

temple_dor.jpg
Le Temple d'Or



Hymalaya



Ombre et lumiere



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Monkey Temple


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Sur le quai



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Vallee de Kathmandou


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Bain


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Eau et Or




Par Fabrice - Publié dans : Inde - Népal 2008
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Lundi 24 mars 2008 1 24 /03 /Mars /2008 15:06

Une journee agreable a Delhi, comme quoi il ne faut pas deseperer! C’est la quatrieme fois que j’y sejourne et n’ayant encore vu aucun de ces monuments, je me suis accorde une séance de ratrapage. Au menu, le Fort Rouge d’Old Delhi. Ces pierres rouges lui conferent indeniablement un air imposant. Il fut le siege du pouvoir Moghol en Inde pendant des siecles. Cela dit, je suis plutot decu par le lieu, les palais moghols ne sont somme toute gueres impressionants et cette architecture militaire a un air de deja vu. Le musee sur l’independence indienne est interessant et a moins le merite de nous rappeller que Gandhi etait vraiment un homme impressionant. Humayun’s Tomb vaut le detour. Cette construction moghol fut erigee avant le Taj Mahal et il est aise de deviner qui a insipire qui. De part son architecture et son jardin, on pense tout de suite au symbol de l’Inde. Finalement Delhi peut etre une ville agreable si on sais s’eloigner de ses arteres bruyantes. La ville possede un certain nombre de beaux jardins et de lieux dont la quietude constraste avec la frenesie de ses rues.
 
Connaught Place, les Champs Elysees de Delhi. Au centre de cette place circulaire, un parc sur la pelouse duquel la jeunesse doree de Delhi vient flaner. De jeunes couples viennent y flirter a l’abri du regard de leur famille. J’y rencontre des nettoyeurs d’oreilles. Une premiere! Cotons tiges sous leur bandana, ils vous harcelent pour vous nettoyer le conduit auditif. Comme ils vous le declarent tout de go: “c’est important, cela permet d’avoir une meilleure connection avec le cerveau et le reste du corps!” Vous avez droit gratuitement a un controle qui bien sur est toujours negative! ” Houla pas bon, il faut nettoyer ca” me lance-t-il tout sourire. Funny!
 
Durant cette journee, j’ai passé pas mal de temps dans le traffic dense de la ville. L’on y apercevoit plus facilement la face sombre de la ville. Je veut parler de la pauvrete d’une grande partie de la population. Au feux, les mendiants vous assiegent literralement. Surtout en rickshaw ou vous avez alors le contact physique en plus. Comme ainsi cette petite fille devant le Fort Rouge qui implore des roupies en me caressant la jambe. Puis les caresses se transfornent alors en petites tapes insistantes.Et derangeantes. Pourquoi ne pas donner a elle? Pourquoi a une autre? On ne la regarde que fugitivement dans les yeux. La regarder c’est deja lui donner l’espoir de quelques roupies. Il vaut mieux lui epargner cela. Un sourire oui, bref, car les sourires ne nourrisent pas. Les yeux sont braques devant soit et on maudit ce feux qui ne passe pas au vert. On se maudit aussi de vouloir qu’il passe au vert. On maudit cette situation et cette injustice Pas le temps de se mettre a sa place, de toute maniere il ne vaut mieux pas. On ne veut pas se gacher le moment, la journee, pas que ca a faire, des sites touristiques attendent, c’est important.. Devant les multiples solicitations, on se surprend a devenir insensible, on ferme la porte de son coeur. Pas tres agreable comme impression. Pourtant il suffit d’entre ouvrire la porte une seconde pour qu’un vent glacial et douloureux vous touche. Plus facile de fermer la porte, necessaire meme. Donner c’est parfois aussi autant un geste altruiste qu’egoiste. Car cela soulage sa bonne conscience, cela fait du bien parfois. Un autre carrefour, un autre mendiant auquel il manque un bras. Il me fait signe de prendre son moignon en photo, c’est esthetique parfois le malheure et la souffrance.



Reveil a l’aube pour prendre le train direction Amritsar et son temple d’or au nord-ouest de Delhi. Les quais sont bondes de monde comme d’habitude. Les gares indiennes ont ceci de fascinant que qu’elle que soit l’heure du jour ou de la nuit, elles sont grouillantes de monde et de vie. C’est une ruche permanente. La gare de New Delhi (la ville en compte trois) et ses 14 quais en est bien sur l’archetype. Toutes les castes, toutes les religions, toutes les nationalites s’y croisent sans cesse. Le train a peine immobilise a quai et c’est la ruee a l’interieur. C’est de la folie. Toute politesse est oubliee, c’est chacun pour sa pomme. De toute maniere, indien et politesse ne vont pas ensemble. Je me fait bousculer de tout cote. Les plus dangereuses restent les vieilles dames, qui sans doute par experience et pretextant leur age, n’hesitent pas a foncer dans le tas. Mon gros sac sur le dos, je suis a deux doigts de me faire ejecter. Elles sont terribles je vous dis. Au bout d’un moment, je met de cote les conventions internationnales et je joue de mon sac a dos deux fois plus large que moi pour me frayer un chemin. A la guerre comme a la guerre!

Je me retouve assis pres d’un couple de touriste du Bangladesh. Elle, plus ou moiins malade, est aussi peu prolixe en paroles que son mari est bavard. Le contraste ne s’arrete pas la. Elle doit bien faire deux foids son poids. Lui est frele, mince et sec. Comme beaucoup d’homme de son genre, il est nerveux et ne tient pas en place. Se rendant au Cachemire, il passe une bonne partie de son temps a poser des questions pratiques aux deux grands et costauds siks qui sont en face sur la banquette. Visiblement, il leur prend la tete mais ils sont patients. Avec moi il a vite laisse tomber la conversation devant mon peu de volonte. Il faut dire qu’au premier echange en anglais, il m’a demande pourquoi je parlais espagnol, ce qui a emousse quelque peu mon amour propre. Je sais bien que je parle anglais comme un francais mais tout de meme!

Le train est bonde comme jamais. Je suis assis mais le trajet est long et eprouvant malgre tout. Dans le couloir, c’est la coure des miracles qui defile. Entre les vendeurs de tout poil, de pauvres heres sans jambs ou bras quand ce n’est pas les deux se trainent afin de quemander leur subsistance. Parmie eux, un couple de travesties! Elles, enfin ils si vous preferez, me parlent en hindis avec de grands gestes de la main. Je ne comprend rien mais cela doit etre un truc du genre” et mon chou, tu as peu des roupies , allez dit, ca me ferais plaisir...”. Je me pince mais non je ne reve pas.


Le temple d’or est une merveille. Je le classe au meme niveau que le Taj Mahal. Apres vous etre dechausses et couvert la tete d’un bandana orange, une fois vos pieds purifies dans un bassin, vous vous retrouvez sans crier gare face a une masse doree au milieu d’une etendue d’eau. La vous ne faites pas un pas de plus pendant quelques secondes le temps de realiser. Le temple se reflechit dans ces eaux sacrees. Le long de ses dernieres, les sikhs marchent sur du marbre blanc, y prient ou y font leur toilette. Il y regne une animation permanente et une atmopshere unique qui vous prend. J’y reste avec plaisir des heures entieres. Le temple d’or est le lieu le plus sacre pour la communaute sikh. Les sikhs representent seulement 2% de la population indienne mais c’est une minorite solidaire et tres presente dans le commerce et l’economie. Il est facile de les reconnaitre, ils portent tous une barbe bien fournie et un gros turban de couleurs variees. Pour simplifier, cette religion nee au XVeme siecle est basee sur l’existence d’un Dieu unique. Les sikhs rejetent les castes, toutes representations divines et intermediaires entre les fideles et Dieu. Ils sont aussi vegetariens. Les sikhs furent de farouches guerriers, ils infligerent aux anglais leur pire defaite lors de la conquete des Indes. Depuis le debut du voyage, les indiens les plus souriants, les plus agreables et les plus ouverts que j’ai rencontre furent souvent des sikhs. L’atmosphere a l’interieur du temple est unique aussi. Des pretres y chantent en permanence, y jouent de la musique tandis que l’un d’entre eux lit les pages du Granth Sahib, le livre sacre des sikhs. Celui-ci est le plus imposant livre que j’ai vu de ma vie. Le pretre, grande barbe et turban rose, assis devant lui parait tout petit!


Ashim a le visage burine et couvert de rides. Il ne lui reste que deux dents de part et d’autres de sa machoir superieure. Etrangement longues, celles-ci lui donne un vague air de morse. Ashim conduit un velo rickshaw, je suis tombe sur lui a la gare d’Amristar. Il m’a tout de suite plus, il faut dire qu’il n’est pas du genre collant et insistant. Agreable, il est en plus plutot cultive, me parlant des difficultes au Cachemire ou des repercussions de l’euro sur le pouvoir d’achat des europeens(!). A la question du prix d’une course, Ashim repond toujours “comme vous voulez Monsieur”. Et lorsque je paye, il ne demande jamais plus. Sa methode est intelligente car de ce fait je suis enclin a mieux le payer. Il va etre mon rickshaw attitre pour ces deux jours a Amrirtar. Il me fait ainsi decouvire Durgiana Temple (une pale imitation du Temple d’Or de la part des hindous) et un des lieux de cremation de la ville. Les restes de cremations sont encore visibles sur certains emplacements. Les cendres du defunt et du bois utilise sont mélanges en un imposant amas. Au milieu, on distingue des bouts d’os. Il en reste toujours car l’os est difficile a consumer. Les familles des defunts reviennent souvent quelques jours apres chercher ces restes qui remplissent aisement un grand sac. Les cendres seront ensuite un jour verses dans les eaux sacres du Gange. Au moment de repartir, un corps arrive recouvert et escorte par plusieurs membres de la famille. Un tas de bois est deja en place. Le brahmane dispose de l’huile sur le visage et le corps pour faciliter la combustion. Puis on le recouvre de bois avant d’allumer le bucher en divers endroits. Au bout de 10 mm de prieres, la famille s’en va tandis que le corps commence a etre pris par les flammes purificatrices.


Amritsar est connue aussi pour un episode tragique de l’histoire de l’Inde. En 1919, face a une nouvelle loi permettant au anglais d’emprisonner et de condamner tout indien sans proces, 20 000 indiens se reunirent pacifiquement dans le grand jardin de Jalianwala Bagh. Les troupes du General Dyer, bloquant la seule sortie, ouvrirent le feu et tuerent pres de 400 personnes. Le General Dyer fut malgre tout felicite par le Parlement Britannique…


Toujours dans le registre militaire, la ceremonie de cloture de la frontiere indo-pakistanaise a Wagha est un moment hallucinant. Une foule d’indiens se masse sur les gradins comme a un spectacle. Idem cote pakistanais. Un maitre de ceremonie chauffe la foule, des indiennes se tremoussent sur de la dance indienne. Drapeaux, grands cris a la gloire de l’Inde rythment cette ceremonie qui se deroule chaque jour. Des soldats se dirigent vers la barricade en levant bien haut les jambes, la poitrine bien gonflee, le regard serieux et hautain pour s’arreter a 2 cm de leur homologues, les yeux dans les yeux. C’en est comique. Mais ce grand delire nationaliste me stature vite et je part avant la fin. Dans le taxi qui me reconduit a Amritsar, de jeunes indiens me demandent si j’ai aime le show. Je leur repond, un brin provocateur, que c’etait assez drole. Silence. Ils me demandent pourquoi, ils ne comprenent pas. Je prefere alors changer de sujet. J’aurais pu leur dire que le nationalisme est une mauvaise chose, les trois guerres indo-pakistanaises depuis l’independance ne sont-elles pas suffisantes? Personnellement, j’ai une certaine aversion pour la chose militaire. J’ai du mal a comprendre ceux qui y font carriere. Au regard de l’histoire, le soldat sort souvent broye par la machine militaire, il n’est que de la chaire a canon utilisee a des fins politiques, souvent negatives. La fonction premiere d’un militaire c’est de tuer et de finire parfois tuer. Cela vous fait envie? J’irais meme plus loin, la frontiere entre militaire et criminelle est souvent faible. Les guerres menees pour la colonisation? Des guerres criminelles, voir des genocides. Toutes les armees des puissances colonials furent des armees criminelles. Mais cela on n’est pas pres de le voir ecrit dans nos livres d’histoire ni a l’entendre de la bouche de professeurs. Bon mais la je m’egard, revenons a nos indiens!

 

Cette ceremonie m’a donne envie de faire une viree cote pakistanais. Pourquoi ne pas passer quelques jours a Lahore vu ma proximite? Mais un routard me rapporte sa rencontre avec un allemand revenant justement de cette ville il y a quelques jours. L’hotel a cote du sien a ete la cible d’une bombe. Les touristes etaient visees. Des dizaines de morts. L’allemand est aussitot partie du pays. Moi cela m’a calme d’un coup. La securite c’est un peu comme un gruyere. Vous pouvez avoir l’impression que l’endroit est safe en passant a travers les trous. Mais il suffit de ne pas avoir de chance pour avoir une toute autre opinion…






Par Fabrice - Publié dans : Inde - Népal 2008
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Dimanche 23 mars 2008 7 23 /03 /Mars /2008 13:58
Chaque soir, une procession se dirige au temple situe en face de la demeure du Dalai-Lama. Chants tibetains et recueillement rythme ce moment vibrant.




 

 

Par Fabrice - Publié dans : Inde - Népal 2008
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Samedi 22 mars 2008 6 22 /03 /Mars /2008 08:27


 
A Dharamsala, les evenements de ces derniers jours contrastent avec le calme habituel de cette petite ville des contre-forts indiens de l'Hymalaya. La communaute tibetaine manifeste chaque jour contre la repression chinoise au Tibet. Ils crient leur attachement a leur nation. a leur culture et revent d'une impossible independance. Les rues resonnent de leur cris "We want freedom, we want justice!"; "shame on Chine!"...Les manifestations commencent et finissent au pied de la residence du Dalai-lama toujours aussi attache a sa politique de non-violence.


Par Fabrice - Publié dans : Inde - Népal 2008
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Vendredi 21 mars 2008 5 21 /03 /Mars /2008 05:44

Nous reprenons le bus pour gravire a nouveau les contreforts encaisses de l'Hymalaya. La route serpente le long de puissantes rivieres de montagne au pied de massifs imposants. Une procession de camions et de bus s'etire lentement sur une route etroite et constellee de trous. Nous avons herite de la plus mauvaise place: l'arriere du bus. Du coup on a presque l'impression de faire corps avec la route tant on sent bien toutes les imperfections du bitume. J'essaye, entre deux decollages stratospheriques de mon siege, de continuer ma discussion avec mon voisin belge. Ce qui donne une discussion hachee mais interessante sur le voyage qu'il fait depuis un an en Asie avec sa copine. En velo. Bon la ils ont lache l'affaire le temps de se rendre au Nepal. Avec la route qui defile sous leurs yeus, ils ne doivent guere regretter. En tout cas, j'admire ce genre de performance, c'est fort et le voyage doit l'etre d'autant plus. Ils n'ont pas besoin de savoir ce qu'ils vont fair chaque jour, pour eux c'est simple, c'est la route et tout l'interet du voyage c'est le temps et les rencontres entre deux etapes. Une autre dimension du voyage.

 

Nous arrivons sous la pluie a Kathmandou. Au sud de l'Everest, la vallee de Kathmandou concentre l'essentiel de la richesse culturelle du Nepal. Et deux millions d'habitants. La capitale, situee a 1300 metres d’altitude, a deja attire plus d'un million de nepalais dans un pays qui en compte 28 millions. Elle a la reputation d'etre la ville la plus polluee au monde et d'entree de jeux, on y croit fortement. Les rivieres sont des poubelles a ciel ouvert. Les eaux sont recouvertes de dechets divers, notamment de plastique. C'est a un point tel qu'il est difficile d'apercevoir la couleure bleu de l'eau, enfin la couleure noire plutot. Je n'avais jamais vu ca. Et je vous dit pas l'odeur...Idem pour l'air. Il nous sera impossible d'avoir une vue degagee des montagnes entourants la ville, une brume regne en permanence sur l'agglomeration. Jamais pollution n’aura ete aussi visible. Kathmandou c'est aussi son ghetto touristique. Un Thamel qui vaut bien un Kao San Road, son alter-ego thailandais. Ces rues bitumes et propres offre une concentration etonnante de boutiques d'artisanat, de materiels pour trekeurs (des copies de grandes marques, The North Face a un grand succes), d'agences de trek, de resto et tout ce qui existe pour que le touriste consomme ses euros. Des enfants font du leche vitrine devant les superettes touristiques et un flot continue de rickshaw, de taxis et de touristes armes de leurs imposants sacs se deversent dans les ruelles du coin. La ville devint celebre dans les annes 60 en devenant la capitale des hippies occidentaux. Elle est maintenant en plus la capitale des trekkeurs du monde entier.

 

Kathmandou, c’est la capitale d’un royaume qui n’en sera bientot plus un. A l’approche des elections d’avril, les meetings se succedent. Les maoistes sont tres actifs sur ce front. Les murs de la ville sont couverts de nombreux grafitis a leur couleurs. Lors de la journee de la femme, le 8 mars, le bruit des rues de Kathmandou a ete recouvert par les slogans des Nepalaises attachees a la democratie. Des groupes colores, banderoles en tete defilerent dans les rues autour de Durbar Square, la vieille place au centre de la ville.

 

Kathmandou, c’est aussi une ancienne citee medievale fondee au Xeme siecle. Durbar Square est le coeur de la vieille ville. Cette place royale est grouillante de passants deambulants au milieu d’une nuee de pigeons. Cette place abrite pres de 50 temples et monuments tels le temple de Shiva et son triple toit. Un couple de sadhus installe devant un temple attire l’attention des touristes pour le contrat suivant: photos contre roupies. Il faut dire que les sadhus sont hautement photogeniques et ils en ont bien conscience! Barbe, cheveux longs, tunique coloree et peintures divers sur le visage, j’ai parfois l’impression qu’ils abusent de ces attirails a des fins commerciales. Sourire eternel aux levres, ils peuplent les rues pour mendier. Beaucoup font un commerce de leur image. Je me souviens notamment d’un sadhus qui a refuse que je lui tire le portrait après que je lui ai donne quelques roupies! Jugeant sans doute que son image valait mieux, il m’a rendu dar dar mes pieces et m’a laisse ainsi sans voix. Or un “vrai sadhus” est un renoncant, il vit de dons et ne possede pas de toit. Il se brise les nerfs de son phallus pour une vie d’abstinence. Il choisit une vie de saintete afin d’arreter le cycle des renaissances et arriver a la liberation, le but de tout hindou. Ces saints hommes representeraient 0.5% de la population indienne! Entre Thamel et Durbar Square, la vieille ville et ses etroites ruelles sont surchargees d’activites humaines. Le marche et de nombreuses boutiques se tiennent dans ses ruelles bourdonnantes. Les portes des maisons de ce vieux quartier, tout en bois et pas tres hautes, possedent un charme d’antan. Quant aux fenetres, en bois, elles sont finement sculptees et ornees de motifs divers.

 

Kathamandou, c’est bien sur ces temples hindous et bouddhiques. Swayambunath, appelle aussi le temple des singes, est situe sur une colline a l’ouest de la ville. Ce temple offrirait une belle vue si le voile brumatre de la pollution etait absent. Au bout d’un impressionant escalier, pres duquel vont et viennent de nombreux singes, nous arrivons devant un stupa blanc sur le sommet duquel les yeux de Boudha nous accueille. Voici l’un de plus anciens sanctuaires bouddhique du monde avec un age canonique de 25 siecles! Mais le sanctuaire bouddhique le plus important de Kathmandou est sans ancun doute le stupa de Bodhnath. Celui-ci est d’une taille imposante, il passe d’ailleurs comme etant le plus grand du Nepal. On en trouve une illustration dans l’album “Tintin au Tibet” car comme le sait tres bien tout tintinphile qui se respecte, Herge s’est inspire a l’epoque du Nepal, le Tibet etant alors interdit aux etrangers. Ce grand monument circulaire blanc de 100 metres de diametre est coiffe d’une sorte de pyramide doree dont la base rectangulaire est ornee des yeux de Boudha. Les boudhistes tournent autour dans les sens des aiguilles d’une montre en faisant tourner les moulins a prieres. Soit dit en passant, le moine qui a institue cet accessoire incontournable du monde bouddhique a eu une sacre bonne idée. En effet, nul besoin ainsi de reciter des chapelets de prieres, il suffit de faire tourner le moulin! Notre sejour coincide avec la tenue d’une des plus importantes fetes indous: Maha Shivaratri. Le temple de Pashupatinath, un des multiples noms de Shiva, voit affluer des milliers de pelerins de tout le pays. Impossible d’approcher du temple tant l’afflux est important. La colline transformee en jardin qui domine le site est elle aussi surpeuplee, aussi nous battons en retraite.

 

Kathmandou c’est bien sur sa vallee et ses richesses dont Patan, ancienne ville royale. Son Durbar Square, peuplee de beaux palais et temples, est envoutant, de meme que ces rues medievales. Autre merveille: Bhaktapur. Fondee il y a 1200 ans, c’est une des plus anciennes citees d’Asie. Il est facile d’y flaner une journee tant ce site est enchanteur. Ville d’artisans, ces charmantes ruelles tres bien conservees offrent un bel apercu de la production locale: tankhas, pashmina, bijoux, masques en bois, kukhuri (couteaux nepalais) ou encore saranghi(un instrument proche du violon), il est facile de ceder a la tentation! Le Durbar Square de la ville est la aussi fascinant. D’ailleurs, Bertolucci y tourna “Little Boudha”. Sur une des places de la ville, un meeting maoiste se prepare alors que des helicopteres de l’armee tournent au-dessus de la ville. La vallee offre bien d’autres sites et villages interessants domines au nord par les hautes montagnes de l’Hymalaya.

 

“ Tu vas faire un trek?” Voila la question que l’on vous posera le plus souvent ici. Si vous n’en faites pas, c’est limite si vous n’etes pas bizarre. Et bien je n’ai point fait de trek au Nepal. J’en avais prevu un a Pokara mais une bacterie a dejoue mes plans. Apres une semaine a visiter la vallee de Katmandou, j’ai eu envie de partir sans demander mon reste. L’agitation de l’Inde me manquait un peu, Thamel et ses hordes de trekeurs n’ont pas arrange les choses. Rebecca rentree en France - pas pressee de rentrer n’est-ce pas?:-) - je reste encore quelques jours le temps de faire reparer un de mes objectifs. A Chitwan, celui-ci a malencontreusement baigne dans de l’eau au fond de mon sac. La cause:une bouteille minerale mal fermee. Et dire que juste avant je me moquais gentiment de Rebecca qui renversait sa bouteille pour etre sur qu’elle etait bien fermee avant de la fourrer dans son sac…Vu le prix de cet objectif de qualite, j’ai eu un coup de deprime passager. Je termine mon sejour par un vol d’une heure au-dessus des montagnes. Dans un petit coucou de Buddha Air, les plus hauts sommets se succedent jusqu’au mythique Everest. Le plaisir est un peu gache par quelques nuages accroches a son sommet mais ma memoire retiendra la splendeur blanche de ces massifs et la forme bien distincte de l’Everest.

 

Apres 15mm de taxi, 10 heures de bus, 30 mm de velo rickshaw, et 5 mm a pied entre les deux frontieres, me voici a nouveau en Inde. Je me suis delaisse auparavant de mes roupies nepalaises faisant ainsi le bonheur de mon rickshaw qui m’a remercie a n’en plus finire. Puis après 2 heures entasses a 13 dans une Jeep et 16 heures de train, me voila a nouveau a Delhi. Voila un des plus longs voyages d’une traite que j’ai jamais fait.

Par Fabrice - Publié dans : Inde - Népal 2008
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Mercredi 19 mars 2008 3 19 /03 /Mars /2008 13:43
Quelques images de ce voyage en Inde:


legange_varanasi.jpg Le Gange a l'aube




Tajmahal.jpg Taj Mahal



sourire.jpg Sourire



surlesghats_varanasi.jpg
Le long du Gange


surlesgaths2_varanasi.jpg Sur les gaths de Varanasi



rue_de_delhi.jpg
Rue de Delhi



orcha.jpg
Orchaa
Par Fabrice - Publié dans : Inde - Népal 2008
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