« Ce livre s'adresse aux jeunes gens, mais il est dédié aux femmes mûres - et c'est des rapports entre ceux-là et celles-ci que je me propose de traiter.» Extrait.
Ce
roman publié en 1965 est considéré par beaucoup comme un chef d’œuvre et un classique érotique moderne. Peut-être qu’à mon sens les multiples éloges qu’à eu droit ce livre sont un peu exagère
mais il n’en demeure pas moins que sa lecture est un véritable plaisir. Les passages touchants de ce jeune adulte en phase de découverte sexuelle ne manque pas et font écho à nos propres moments
vécus. On suit avec intérêt ses pérégrinations et ses réflexions amoureuses avec comme toile de fond l’histoire de la Hongrie, de la seconde guerre mondiale à la révolution de
56. Révolution manquée qui obligera notre héros à s’exiler en Italie puis au Canada.
Best-seller, ce roman le doit sans doute en partie à son titre accrocheur. Mais au-delà, c’est vraiment un livre que je vous recommande, chaudement, quel que soit votre sexe. Peut-être le laisserez vous ensuite à votre jeune fils….
Morceaux choisis :
« Essayer de faire l’amour avec quelqu’un qui a aussi peu d’expérience que l’on en a soi-même me semble à peu près aussi insensé que de s’aventurer en eau profonde avec quelqu’un qui ne sait pas nager non plus. Même si on ne se noie pas, le choc est terrible.»
« Elles ne vous désireront et ne vous aimeront que dans l’exacte mesure où vous les désirez et les aimez vous-mêmes. »
« Une des raisons pour lesquelles les femmes mures se méfient souvent des jeunes hommes – et pour lesquelles les hommes devraient prendre garde à ne pas épouser une vierge-, c’est que l’absence de point de comparaison ne permet pas de reconnaître même les qualités les plus exceptionnelles. »
« Je mis du temps à comprendre que je ne devais pas approcher des femmes qui baissent les yeux et rougissent respectueusement dés qu’on mentionne la Compagnie de téléphone Bell, qui regardent la télévision tous les jours pendant des heures, fredonnent des airs sur des marques de détergents, qui embrassent les yeux ouverts et se ventent d’avoir l’esprit pratique. Ces femmes-là sont souvent dangereuses et toujours pénibles. »






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