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Le blogzine sur le voyage, les initiatives, des sites à part,la vie du net, des bons plans, des envies, la vie des autres, des réflexions propres et images roumaines...

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La grotte

Rate pour le plan elephants ! Nous avions prevu de passer une nuit dans une tour au-dessus de la jungle du park de Phu Khao Khuay.Le but etait de pouvoir observer des elephants sauvages en fin de journee ou au petit matin. Avec un peu de chance. Mais je me suis heurte a un probleme de communication que l’on rencontre souvent en Asie. En effet, il arrive souvent que votre interlocuteur vous donne l’impression de comprendre votre anglais, il repond oui, fait mine de comprendre...mais en fait il n’en est rien ! On touche a un trait culturel asiatique qui veut qu’il ne faut pas perdre la face face aux autres. D’ou une source parfois de malendendus et d’agacement aussi alors qu’il suffirait de dire simplement : « je ne comprend pas ». Ainsi, j’ai eu un guide par deux fois au telephone afin de me faire preciser le prix. 100 000 kipps (12 dollars) en ayant pris soin de lui demandez plusieurs fois si tout etait compris (nuit, nourriture, guide , permis...). Ayant un presentiment, heureusement que j’ai eu l’idee de lui telephoner encore une fois juste avant de partir ! Car le prix etait alors de 500 000 kipps ! La cause de cette incroyable inflation ? La raison que j’ai mentionne plus haut. En fait, mon « erreur » est de n’avoir pas pose des questions directes du genre « combien coute le permis de trek ? Combien coute ceci et cela... » Cela me rappelle les confidences d’un hollandais a propos des difficultes de communication qu’il avait avec deux ex vietnamienne et japonaise. Toujours elles tournaient autour du pot afin de faire comprendre quelque chose. Quant au rire, c'est souvent un moyen de cacher sa gene et de ne pas perdre la face.

Tout le monde se separe. Je me dirige vers le sud afin de gagner la grotte de Tham Gong Lo. Le village du meme nom est situee dans une petite plaine entouree de hautes formations karstiques noir dechiquetees. Le payage est splendide. Le paysage se reflete dans les rizieres les villageois s’activent a repiquer du riz pour la pochaine recolte. Une petite fille apporte les plantes de riz a ses parents traversant les champs en equilibriste sur les minces parois de terre sechee. Les sourires ne se comptent plus. Les villageois m’invitent avec un grand eclat de rire a venir les aider a repiquer le riz. Je m’applique a sortir les quelques mots de laotiens appris, ce qui les etonne grandement. Je ne me lasse pas de cette flanerie campagnarde du bout du monde. Je trouve une chambre dans un Homestay, le seul mot anglais que connaissent bien souvent les gens du coin. Il s’agit d’une ou deux chambres au sein de la maison d’une famille du village. Le prix de la nuit comprend les repas et le lao-lao familliale ! Je retrouve par hasard Saskia, que je trouve etonnement mure pour ses 24 ans. Nous sommes les seuls falengs de ce petit village aux confins du Laos.


Reveil aux aurores par un bataillon de canards en exercice. A un kilometre se situe la grotte de Tham Kong Lo que traverse la riviere Nam Hin Bun sur sept kilometres. La gueule de la grotte crache les flots coleriques de la riviere. La grotte est un trait d’union entre deux villages. Les marchandises et villageois sont transportes sur de minces barques, les batteliers etant equipes d’une frontale alimentee par une batterie. Je penetre moi aussi dans la bouche noire humide. C’est un dedale de formations rocheuses a travevers desquelles la riviere s’est forgee un passage. L’interieur de la grotte n’est pas specialement belle mais sa masse et la longueur de la cavite est impressionante. Ici et la, la grotte suinte le trop plein d’eau formant des puits de douche d’eau.


J’arrive a force de nonchalence a negocier a bon prix un sawngthaew pour Ban Na Hin, porte d’entree du village a une heure de route. Sawngthaew, quesako ? Petit topo sur les Objets Roulants Non Identifies du Laos. Le pays en possede une sacreee varietee !Un sawngthaew est une camionnette coreenne ou japonaise reconvertie en transport de passagers par l’adjonction de deux bancs de chaque cote. Tres convivial ! Ces vehicules relient les principales villes et villages a l’interieur d’une province. En ville, vous avez le choix entre jumbo, tuk-tuk, saam-laaw ou cyclo-pousse meme si ceux sont rares. Le Jumbo est une moto accrochee a une remorque pour passagers. Un peu comme au Cambodge mais en plus gros et plus proche d’une auto, la moto possedant un levier de vitesse sur le cote ! Les saam-laaw sont des sortes de side-cars, sympa a voir. Quant au tuk-tuk, se sont les memes qu’en Thailande. A Ban Na Him, je prend un autre de ces sawngthaew pour rejoindre la route 13, veritable epine dorsale du Laos. Puis enfin un troisieme me depose a Tha Khaek sur les bords du Mekong. La route 13 n’est jamais tres loin du grand fleuve, frontiere naturelle avec la Thailande. Plus a l’est, a environ une centaine de kilometres, les sommets de la cordillere Annamitique marque la proximite du Vietnam.

http://www.flickr.com/photos/travelspics/

 

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