Le blogzine sur le voyage, les initiatives, des sites à part,la vie du net, des bons plans, des envies, la vie des autres, des réflexions propres et images roumaines...

D’Alexandre Jardin
« Nous sommes dans l'Angleterre puritaine des années 1830: lord Jeremy Stork, dit lord Cigogne, marié depuis sept ans à la délicieuse Emily, demeure un éternel amant, mais ne sait pratiquer l'art d'être un mari ou, autrement dit, accepter les contradictions et la différence de l'autre, lui confier ses vraies angoisses. Au bord de la rupture, ils décident de partir avec enfants et bagages dans une île du bout du monde où s'est installée une colonie d'anciens «droitiers» francophones bien décidés à vivre l'aventure de l'amour. Une aventure à risques et à épreuves: c'est un véritable parcours du combattant qui attend en effet notre couple britannique. »
Sur l'Île des Gauchers, on ne se pose qu’une seule question : comment fait-on pour aimer mieux? Ici l’essentiel du temps est consacré à aimer l’autre, à l écouter. Bien loin de la société des droitiers ou l’argent et le travail domine au point que l’on oublie de mieux vivre, de mieux s’aimer. Cela ne vous rappelle rien ? Dans cette société que décrit l’auteur, les nouveaux arrivés commencent par la construction d’une maison à l’architecture amoureuse. Celle-ci est concue de sort que chacun est sa partie réservée à lui avec sa propre propre d’entrée afin de ne pas être sous le regard de l’autre constamment. Un Carême de quarante jours d'abstinence sexuelle permet de fortifier les couples tout comme un séjour sur l’île de Toutes les vérités. Le mois d'octobre est le mois du libertinage et de ses éventuels adultères, puis le Carnaval où l'on échange ses habits afin de parodier l'autre et ainsi déverser ses critiques sans blesser l’autre.
Un livre bien écrit et qui surtout vous fera réfléchir sur le sens de la vie et de l’amour. Bon c’est utopiste bien sûr mais quelle belle leçon….Du pur Jardin !
Morceaux choisis :
« Les Gauchers ne tiraient qu’un faible plaisir de l’acte d’achat qui se trouvait comme déprécié par l’excitation amoureuse dans laquelle ils baignaient. »
« Sur l’ile d’Hélène, on travaillait bien peu, histoire d’assurer sa pitance mais l’essentiel des appétit des gauchers ne se satisfaisaient pas avec des billets de banque. Personne n’avait besoin d’un métier pour que son existence ressemble à quelque chose, pour en retirer une manière de statut ou autre. Ce n’était pas en trimardant que l’on allait à la rencontre de la vie et des autres ! Bien au contraire ! Au lieu de se becter, la plupart des londoniens allaient devant eux, poussaient leur vie remplie de vide. Ils avançaient avec presque pas de désirs au ventre, seulement beaucoup de hâte, et une tristesse sourde au cœur. La tristesse diffuse d’aimer peu et mal, et de se sentir prisonnier de cet univers-là. »