Le blogzine sur le voyage, les initiatives, des sites à part,la vie du net, des bons plans, des envies, la vie des autres, des réflexions propres et images roumaines...

de Ryû Murakami
“Kenji, un jeune Japonais de vingt ans, gagne sa vie en guidant des touristes dans le célèbre quartier louche de Kabukichô, à Tôkyô. C'est en compagnie de Frank, un client américain, qu'il parcourt durant trois nuits les lieux de plaisir de Shinjuku : trois nuits de terreur auprès d'un meurtrier inquiétant avec qui il joue au chat et à la souris. Ce roman court et percutant laisse une sorte d'amertume, un goût métallique pareil à celui du sang qui imprègne ces pages minutieuses décrivant - comme l'auteur l'avait magistralement fait dans son roman Les Bébés de la consigne automatique - l'agonie d'un monde sans âme et voué à la solitude. "
Noir c’est noir. L’auteur decrit une societe japonaise en perdition, minee par l’argent et l’individualisme. Le phenomene des lycennes qui se prostituent pour acheter des vetements de marque ou par sollitude est largement evoque. Surprenant. Cela se lit tres bien et on suit avec attention ce huit clos entre le guide et son client.
Morceaux choisis:
“Ce n’est pas facile de vivire normalement. Les parents, les professeurs, l’État, tout le monde nous enseigne comment mener une vie fastidieuse d’esclave, mais ils ne nous apprennent jamais ce qu’est une vie normale”
“ Actuellement au japon, il y a tres peu de gens qui peuvent devenir adultes sans faire l’experience de malheurs qu’ils sont dans l’incapacite de gerer seuls. Pour l’insand, les gens comme nous sont peu nombreux, ces cas isoles que l’ont appelle des “jeunes hypersensibles”. Mais cela va evoluer”