Le blogzine sur le voyage, les initiatives, des sites à part,la vie du net, des bons plans, des envies, la vie des autres, des réflexions propres et images roumaines...
De retour au village, je tombe sur une curieuse scene. Des groupes de villageois se tiennent assis autour de jarre en terre cuite d'ou ils aspirent un liquide a l'aide d'une paille. Ils m'invitent, tout sourire, a venire se joindre a eux. Ma foi, l'alcool n'est pas mauvais et passe bien. Neanmoins, je prefere mimer mes gorgees afin de ne pas finire vite pompette. Je passe un bon moment avec ces beaux visages rides. Comme personne ne parle un traitre mot d'anglais, impossible de savoir les tenants de ce rassemblement...Je reprend le chemin de la berge accompagne par le cri des Gecko. Il parait qu'en comptant le nombre de cris, on peut savoir si vous serez marier a une jeune fille, une veuve (!!) ou rester celibataire dans l'annee. Allez, je compte...
Laissant derriere moi, non sans regret, le Ratanakiri, me revoila a Phnom Phen. Les 12h de bus passent assez vite malgre le fait que la conversation avec ma voisine israelienne est un peu laborieuse. Entre deux recits le pauvre se jette subitement a la fenetre pour eviter de vomire, ce qui parfois n'est pas tres efficace. Beaucoup de ses compatriotes voyagent en Asie apres leur service militaire comme elle. Si parfois certaines filles unique elevee au milieu de garcon ne sont pas tres feminines, je peut vous dire que deux ans de service militaire obligatoire accouche d'une fille aussi sensuelle qu'un employe des Demenageurs Bretons. Tiens voila qu'elle me donne du Monsieur alors qu'elle a 20ans! Petite coup de deprime...
Je retrouve mon King Size chez Z. Je prolonge mon sejour plus que de coutume, me la coulant douce. Apres un reveil tres matinale (impossible de dormire tard dans ce pays), je me rend au marche local acheter une ou deux baquettes pour le petit dejeuner. A moins que Z ne met gentiment laisse des croissants et pains au chocalat digne de ce nom. Les rues sont deja grouillantes de 4x4 et de motos des le lever du soleil. Les moines commencent a faire leur aumone, attendant devant le pas des boutiques sous un pare-soleil aussi colore que leur robe orange. Apres le petit dejeuner, je fait quelques longueurs dans une piscine toujours aussi vide. Puis je prend une moto dop ou je file a pied arpenter les rues de la ville. Le cote agreable de cette capitale c'est que tout est accessible facilement a pied.
On peut distinguer 4 categories de barangs au Cambodge. La premiere categorie, ce sont les expatries d'une multinationale ou des fonctionnaires nationaux ou internationaux. Plutot age, ca roule en Lexus, ca se sustente dans les restaurants chic du quai Sisowath, ca frequente assidument les filles de plaisir, marie ou pas. Certains se plaignent parfois d'etre la et lorsqu'il vous parle du pays, a vous le voyageur de passage, ils adoptent un ton professoral limite autain. C'est parfois une attitude qu'on retrouve chez certains expatries qui pourtant paradoxalement n'ont pas quitte leur ville. Autre categorie, celle des "petits blanc". Salaries d'une ONG, volontaires, residents tenancier de bar, de resto et autre, ils sont en general plutot jeunes. En ce qui concerne la troisieme categorie, on peut les appercevoir la nuit venue sur les terrasses des bars. Parfois a la retraite, ventres tripotants et mines patibulaires, ils font de la cooperation avec les filles faciles, voir les enfants. Enfin, il faut ajouter bien sure une derniere categorie, les voyageurs dont je fait partie. Cela dit, comme vous l'aurez compris, je suis sous le charme de ce pays. Je m'y verrais tout a fait y vivre un moment! J'ai deja mes endroits preferes, mes bonnes adresses et quelques connaissances.
De retour au Heart of darkness. C'est la queue pour jouer au billard. Les fils de papa friques cambodgiens ne s'eloignent jamais tres loin de leur bouteille de Jack Daniel's. Pres de la piste, plusieurs couples de blancs boivent leur biere. Les filles semblent toiser ces jeunes et jolies cambodgiennes au corps mince quoique sans trop de forme. Elles ne lache pas leur copain d'un fil comme voulant ainsi bien marquer leur territoire. Ce qui n'empeche pas leur gars de zieuter les gazelles dans leur dos. L'une d'elle au bar me fait les yeux doux. L'un de ses bras laisse voir une cicatrice en forme de coeur, un ancien tatouage qu'elle a voulu effacer apres que son petit ami anglais l'ai laisse. La frontiere entre ce genre de relation (ou la premiere chose qu'elle va dire en parlant de lui c'est qu'il est etranger=il a de l'argent) et la prostitution est floue et permeable. J'entame la conversation et au bout d'un moment, je lui demande ce qu'elle fait ici. Elle me confirme sans nul gene ce que je pensais deja:"je couche parfois pour l'argent avec les mecs qui me plaisent! Je vais danser avec mon amie, tu bouges pas hein?" Mon avis que le choix de ses partenaires doit etre assez large et que le parfois ressemble plus a un toujours....Tandis que le playboy latino chante "la vida loca", je me dirige vers la sortie.
http://www.flickr.com/photos/travelspics/