Jacques-Yves Cousteau
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Je retrouve avec plaisir Phnom Penh, mes endroits preferes, ses marches, mon salon de massage habituel (a
force je commence a savoir le nom de toutes les filles). Je retrouve les dejeuners avec une baguette mal fagotee en lisant le Phnom Penh Post ou Cambodge soir. Comme un petit air de chez
moi. La rue 240 et ses galeries d'art ou vous pouvez deguster du bon pain et autres bonnes viennoiseries "comme a la maison" grace a The Shop. La nuit tombee, les grandes allees vertes autour du
Palais Royal et du Monument de l'Independance se couvrent de Phnom Penois venuent prendre l'air, assister au son et lumiere des fontaines publiques. Les amoureux squattent les bancs, ici de
jeunes enfants montrent leur talent de danseur Hip-Hop, la un cours d'aerobic nocturne attire les amateurs. Il n'y a pas a dire, je prefere largement l'animation des rues de la capitale au calme
lethargique des villes laotiennes. Phnom Penh est beaucoup plus agreable que trois mois auparavant. Il y fait moins chaud grace a la saison des pluies. Pas tres genant au final cette mousson. Les
averses sont en general contonnees au soir ou a la nuit. Le matin, un grand soleil est toujours present. Les marches. Du psar Thmei au centre de la capitale avec son edifice Art deco au
psar Tuol Tom Pong (surnomme mache russe)au sud, en passant par le psar O Russei, ces labyrinthes de centaines d'echoppes sont de veritable caverne d'Ali Baba. Contres facons de
grandes marques internationales, produits electroniques chinois, artisanat, vetements bon marche, produits frais, le choix est vaste! Le marchandage est de rigueur, un brin soulant parfois mais
en gardant le sourire ca passe mieux! Une discussion animee est souvent ponctuee de longues exlamations marquant la surprise ou autre. Du genre: "haaaaaaa!", "hoooooheeeeeee". C'est un peu
theatrale, moi cela fait bien rire quand je me prete au jeu, mes interlocuteurs aussi!
Revoila Z. Apres lui avoir raconte un peu de mon voyage, il me sort un couplet sur la securite, "faits gaffes, faits gaffe"". Routards disparu dans la nature ( mais combien de disparition en
France?) pour traffic d'organes, routes meurtrieres et que sais-je encore. J'en ai meme entendue un me parler de jeunes occidentales disparaissant, amputes de toute part pour servir de femmes
troncs eslaves dans des bordels sans nom en Thailande ou en Chine. Cela me fait penser a "La ligne noire" de Grange. Legende urbaine san doute. La securite, un mot qui revient souvent. Que dire
si ce n'est que cela est souvent subjectif. On peut avoir l'impression d'une grande securite alors que l'on a eu la chance de passer entre les mails du filet. Mais franchement, je me suis jamais
senti en insecurite dans tout mes voyages. Je ne dirais pas la meme chose en France ou les banlieues de certaines grandes villes de par chez nous son souvent pas tres rassurantes. Je me
souviendrais toujours de la mort d'un photographe francais reconnu ayant publie maintes fois sur les destinations les plus varies, ayant baroude dans des contrees plutot risquees. Et bien
celui-ci a rencontre la mort en sortant du travail dans sa petite ville du sud de la France. Percute en moto par une automobile. Certes par ici le probleme numero un est la securite routiere.
L'agence gouvernemental qui en a la charge est un parfait exemple d'ínutilite. Les Cambodgiens n'ont toujours pas compris l'interet du casque et la police en a cure. De toute maniere, la
faucheuse nous attend partout sans nous avertir, en traversant un passage pieton sur une banale rue de France ou en moto-dop. Ou au milieu de l'Atlantique revenant d'un sejour au Bresil.
Bon ce passage avait surtout pour but de rassurer mes parents qui me lisent. Pas sur que j'y soit parvenu!
En schématisant, on peut grosso modo définir plusieurs familles de voyageurs. Je ne parle ici que des routards c’est a dire au sens large ceux qui voyagent en indépendant et a petit budget.
Suffit de regarder le registre d'une Guest House. Tout d’abord les plus nombreux sont representes par les jeunes fetards. Ils ont entre 18 et autour de 25 ans. On les retrouve surtout dans les
lieux les plus touristiques et ceux reputes pour y faire la fete. C’est leur motivation premiere il faut bien le dire. Ils enfilent les “endroits-grave cools-pour la fiesta-et pas chere”. Ils
font quand meme quelques visites culturelles, en option. Ils voyagent souvent en groupe. J'avoue que j'ai un peu de mal avec ces cohortes de jeunes anglo-saxonnes bruyantes et tapageuses
habillees comme si elles sortaient d'une boite du quartier de Soho. Quoi qu'il en soit, on n''a sans doute pas la meme approche ni le meme ressentie du voyage selon que l'on a 20 ou 30 ans.
Encore que j'ai rencontre de jeunes gens etonnament mur pour leur age. Et des trentenaires passablement stupides. Autour de 30 ans et au dela, le voyageur se fait rare. Apres tout on est
naturellement sense avoir adhere a la sacro sainte equation cdi-femme-enfant-maison. Certes l'ordre varie parfois et encore. Certains y ajoutent credit a foisons, monospace et chien. Les
femmes autour de 30 ans qui voyagent en solo, alors la elles se remarquent. Et sont marquantes. Peut d'americains et de japonais limites par leur deux semaines de conges payes et le poids de leur
systeme pronant competition et argent sans temps mort. On trouve toute de meme quelques couples qui voyagent au long cours. Les plus de 50 ans ne sont pas rares du moins ceux qui ont reussi
a echapper a l'immobilisme et au voyage organise luxeux. Pas evident. Mais ceux-ci sont vraiment excellents. Les mauvaises langues diront qu'ils voyagent pour les jeunes filles ou garcons. Pas
tous heureusement a l'image de Michel dont je vous parlais precedemment. Celui-ci d'ailleurs trouvait on ne peut plus enervant les incessantes demandes et allusions par rapport a son
voyage. "ün mec de mon age seul a Bangkok, il vient forcement pour le sexe, c'est vraiement soulant ce prejuge" me declarait-il. Je compatit tout a fait. Il y a aussi des couples voyageurs a ces
ages avances. Et souvent ils font plaisir a voir. Ils semblent s'entendre tres bien, sont vraiment ouverts aux autres( pas le cas de tous les couples), joyeux et droles. Sympa a voir je vous
dit.
Petite viree nocturne. Au Riverside cafe, je fait la connaissance d'un francais qui vit ici depuis 4 mois. Il bosse pour une ONG locale "pas tres difficile a trouver un boulot ici"
m'affirme-t-il. Quand je lui demande si la France ne lui manque pas, il ne marque aucune hesitation, " comment tu veut que cela me manque, tu as vu derriere le comptoire?". De jeunes et
jolies seveuses lui repondent d'un sourire eclatant.Tout est dit.
Retour au Heart of Darkness. Au mur danseuses Asparas et tetes de boudhas lorgnent la scene.
23h. Cyril, deja bien entame, me prend pour un militaire. Ca commence mal. La quarentaine, il se revele neanmoins sympatique. Il est fort prolixe sur la prostitution, le seul theme dont il semble
pouvoir parler. Son truc est de passer 9 mois en France et 3 mois en Asie. 3 mois a venir s'encanailler dans les tripots et comptoires d'Asie.
Minuit. Les demons semblent avoir pris possession de Manu. Ses petits mains deformees, issues d'un probleme genetique, s'activent sur le corps des filles. Il en profite,
comment le lui repprocher.
00.h45 Quelques Nigerians, baleses, traversent le piste comme des geants de l'Afrique, Ce qu'ils sont. Je sort mes quelques mots de pidgin, on se salue a la nigeriane, "oui mec ici
c'est bon mais je prefere mes soeurs africaines". Ici, les blacks n'ont pas la cote, trop noir.
1h00 Une vietnamiene, robe bleu moulante au possible, corps dur comme de la pierre, m'aguiche vulgairement. A ses cotes, sa copine en robe rouge " nous sommes soeurs, ca te dit avec toutes les
deux?"
2h15 Isabelle a les yeux bleus. Bleus a l'ame Isabelle a. Ses deux potes l'ont abandonne sans crier gare. Hop disparu avec des filles de la nuit. Robe bleu colle un sumo anglais tout en jetant
des regards langoureux dans ma direction. C'est ce qui s'appelle jouer sur plusieurs tableaux!
3h00 Jane surveille son copain sur la piste du coin de l'oeil. Il danse avec un groupe d'amis, expats a PP. Des cambos lui jettent des sourirs coquins. Je trouve tout cela assez role, elle non
visiblement. Femme d'expate, un dur boulot qui ne doit pas etre facile.
Le Sunrise Childrens Village est situe aux portes de la capitale. C'est un orphelinat fondee il y a 15 ans par Geraldine Coxe, une australienne tombee amoureuse du Cambodge. Un peu surprenant
l'arrivee. Des barbeles, une enciente gardee, verification du passeport et badge de visite , des baraquements, cela fait un peu prison. Comme me le dira le directeur, ceci a pour but de proteger
les enfants des dangers de l'exterieur. Soit. Le Sunrise Childrens Village est devenu une grosse structure avec une centaine d'enfants de tout ages. Le but du centre n'est pas l'adoption mais de
donner aux pensionnaires une education et un boulot a la sortie. Ils vont a l'ecole le matin, l'apres midi etant reserves aux activites proposees par le centre:musique, cours d'anglais,
d'informatique etc...Danses egalement, les enfants m'en font la demonstration pendant un instand. Les enfants ne sont pas a proprement parles des orphelins car la plupart entretiennent un lien
avec leur famille. Ils sont ici, et apres enquete, en raison de l'extreme pauvrete de leur famille. Pas de volontaires etrangers ici, le staff est uniquement cambodgien. Un livre a ete ecris sur
l'histoire de Geraldine Coxe et un film documentaire "My khmer heart" a ete realise. Une grande peinture represente cette imposante femme dans la salle de spectacles du centre. Elle me fait
penser a la Castafiore d'Herge. Ca frise un peu le culte de la personnalite mais j'imagine que c'est un avantage pour recolter des fonds. Et puis n'est ce pas les egos quit font avancer le
monde?
D'apres l'ONG Friends International, environ 20 000 enfants vivent dans la rue a Phom Penh. Mendicite, traffics, violences et abus sexuels sont leur quotidien. 35% des "sex workers" dans la
region on entre 12 et 17 ans! Meme la visite des orphelinats pose probleme parfois, du moins dans les plus laxistes au niveau du controle des visiteurs. L'adoption pose aussi des
problemes:traffic, abus...Je me rappelle de deux allemands rencontres dans une petite ville du nord du Cambodge. 60 ans, le ventre imposant, ils etaient accompagnes chacun d'un jeune cambodgien
qu'ils avaient adopte alors qu'ils etaient mineurs. Je pense pas me tromper en vous disant qu'ils avaient des relations hors nature avec eux. Ok c'etait pas claire, mais les allusions et les
gestes etaient troublants. Et dire qu'ils faisaient la morale en parlant des consommateurs de prostituees!
'
Petit pincement au coeur en ce dernier jour a Phom Penh. De loin, la ville que je connais le plus en Asie.J'ai assez entendu parle de Shianouk ville pour etre sur de ne pas y vouloir y perdre mon
temps. Une des villes les plus touristiques du Cambodge, musique a fond, biere coulant a flot, vieux australiens avec leur poulette du moment et nordiques defonces, bof, bof. Direction
l'ouest du pays. Dans le bus, comme d'habitude, il faut se payer les clipes a l'eau de rose. Toujours la meme histoire et la meme musique. Que chanter d'autre que l'amour? Des chansons engagees
sur la politique et la societe? Vous n'y pensais pas! Big brother veille au grain, l'amour est une valeur sur pour faire rever les gens et faire en sorte qu'ils ne pensant pas trop a autre chose.
Mais quelle contradiction avec la realite dans un pays ou le mariage est souvent qu'une question d'argent, ou la violence domestique est legion et ou la mari bichonne parfois d'avantage sa Lexus
que sa femme.
Battambang, deuxieme ville du pays. Difficile de le croire tant celle-ci est paisible. Un petit air de Kampot avec ses berges et ses maisons coloniales. Les ballades en moto dans les campagnes
environnantes sont un pur plaisir. Deux temples du XIeme siecle se visitent non loin de la ville. Ils ont inspire parait-il Angkor Wat.
http://www.flickr.com/photos/travelspics/
Ou en laotien Si Phan Don. Voci, un archipel composé d’une multitude de petites îles perdues au cœur du Mékong, qui atteint 14 km de large pendant la saison des pluies. Nous sommes a l’extremite sud du Laos. A cet endroit, le Mekong semble s’ouvrire le temps de quelques dizaine de kilomètres. Si vous recherché la tranquillité et le farniente, c’est la destination revee! La hamac fait ici partie du necessaire quotidien. Le temps semble ici ralentir comme nul part ailleurs au Cambodge. Les iles deriveraient que vous n’y preteriez pas attention. Un havre de paix. Don Khong est la plus grande ile. C’est aussi la plus paisible. Meme un peu trop, on y frise le coma! Rien de tres intéressant a voir. Je passe l’essentiel de mon temps a jouer avec des enfants et a leur montrer en photos a l’aide du guide leur pays qu’ils ne connaissent que tres peu. En retour, leur sourires et leur joie de vivre me suffisent amplement. Je croise un couple parisien qui fait le Tour du monde. Du voyage au long cours. En lisant entre les lignes je comprend que cela n’est pas forcement evident en couple. On partage beaucoup de choses, cela rapproche bien sur. Mais paradoxalement, cela peut au retour separer. Trop de temps passe ensemble longtemps. Et encore est-on en vacances. Que dire alors des couples qui ont, pour moi la folie, d’habiter et de travailler ensemble, et qui parfois en plus se coupent de leurs relations ? Je pense que ce genre d’expérience (le voyage), si elle peut etre a double tranchant, est tres enrichissante. A condition je pense que l’on se connaisse déjà bien et que l’on se reserve des moments chacun pour soi, quitte meme a se separer quelques jours, pour mieux se retrouver. Dans des aventures telle que celle-ci on est non seulement amants, mais aussi amis, confident, soeur et freres, etc...Des voyageurs membres d'ABM qui m'ont motive pour frequenter d'avantage cette association dont je suis membre. La Case, endroit convivial proposant activitees et documentation est situee dans le 14eme a Paris. Allez-y faire un tour !
Je pars pour rejoindre le chapelet d’iles le plus au sud. Deux heures de bateau avec un japonais impassible. Aves ses larges lunettes de soleil dore et son tatouage, il ressemble a un yakusa de serie B. Difficile de lui donner un age précis, 40, 50 ans? Peut-etre vient-il se detendre quelques jours ici ou joignant l’utile a l’agreable, peut-etre vient-il prospecter afin d’importer des jeunes vierges. Tres recherché il parait au Japon. M’etonnerait pas qu’il cache dans son petite valise noire Samsonite un Uzi en pieces. Bon la chaleure et la fatigue me font peut-etre un peu delirer. Don Vet est reputee pour etre la plus touristique, redoutant un second Viang Vieng, j’opte pour sa paisible voisine Don Khone. “Papa” est un sacre personnage. Ce laotien est le boss de la Guest House ou j’ai pose mon sac au bord du Mekong. Tranquillité et hamac sont au rendez-vous. Papa est constamment impregene d’alcool du matin au soir. Son vice? Le lao-lao. Il ne rate pas une occasion pour deboucher sa bouteille avec un grand éclat de rire. Celle-ci semble toujours pleine, sur qu’il doit entrepose quelque part une cuve. Il doit bien boire son litre quotidien, ce qu’il ne l’empeche pas d’essayer de soutirer quelques dollars en plus a la moindre occasion. Quelques traces de la presence francaise subsite encore en la présence d’une vieille locomotive et d’une ancienne voie de chemin de fer. Don Vet est au final tres calme. Sur le bord du fleuve, une ribambelle de bungalows et de restaurants attendent le touriste qui ne vient pas. La population s’est lancee a fond dans ce secteur, empilant Guest House et bars plus que de raison.
Je retrouve ici Patrick et Christine et je fais la connaissance de Michel, un routard qui frise les 70 ans. Il ne l’est fait pas ! Ancien hippie en Ardeche (c’est cliche mais bon notre patrie est repute pour ca), ayant roule moult fois sa bosse en Inde a une epoque ou Goa et Katmandou étaient la Mecque des consommateurs de reves assistes, Michel parcours l’Asie. Michel est bouddhiste et ma foie cela lui va bien. Tres humain, tres a l’ecoute, tres calme et sensible. Il y a dans le bouddhisme des notions intéressantes comme c’est le cas aussi dans le confucianisme et le taoisme. Les concepts de compassion et d’impermanence, la meditation, tout cela me parle. Ët puis c’est une religion tres tolerante. Mais je ne pourrais je pense jamais etre bouddhiste. Comme les religions occidentales, pour se rassurer face aux souffrance des la vie, elle met au centre l’existence d’une autre vie, ici par le concept de la reincarnation. En ce sens, le bouddhisme rencontre peut-etre du succès en Occident car c’est une religion exotique. Pour briser le cycle des réincarnation, le pratiquant doit mener une vie en evitant tout ce qui est passions (et qui fait souffrire car par definition il y a toujours un etat de manque). Le but ultime est, comme l’ascète chretien, de mener une vie basee sur la contemplation et la simplicite. Certains plaisirs de la vie comme le sexe par exemple sont a eviter. Mais n’est ce pas illusoire de vouloir suivre un chemin que oeu de gens peuvent suivre ? Pour une plus qu’’hypothétique autre vie ?
La region est reputee pour ses chutes d’eau. Les chutes de Phapeng sont surnommées les chutes de Niagara du Mekong. Ce sont les plus larges d’Asie du Sud-est avec 13 km de violents rapides. Nous partons avec Papa sur sa barque pour les atteindre. Je lui fait signe d’aller plus vite et voila-t-il pas qu’il me sort en se marrant une petite bouteille de lao-lao déjà a moitie vide! Traduction: il vaut mieux pas aller plus vite, je suis déjà entame! Ok pas de probleme…Ca ballote bien mais nous atteignons le continent. De la nous utilisons un antique scooter pour rejoindre les chutes d’eau a quelques kilomètres de la. Je m’appercoit vite en roulant qu’il n’y a plus de frein du tout! Heureusement, c’est plat. A 20km/h et a deux sur ce truc, j’ai tout a fait conscience que nous avons l’air ridicule. Ce que me confirme les sourires des laotiens que nous croisons. Diantre ! Je dois meme couper les gazs en bloquant manuellement l’arrivee d’essence ! Re-diantre ! Ces chutes sont vraiement impressionnantes ! Tout est blanc tant cela bouillonne sur des metres et des metres ! Non loin des chutes, un campement sommaire et de grosses caisses de materiels. Une equipe de la BBC est la pour un reportage. Un representant du ministere laotien de la Culture (de l’information plutôt…) surveille tout cela. Il se vente un peu d’avoir aide pour leur tournage Nicolas Hulot et…Helene Segara. A notre retour, Papa a, surprise, termine sa bouteille de lao-lao qu’il nous montre plie de rire. Pas rassurant le retour parmi les rapides...
Chaque nuit est ponctuee d’une averse. Toujours au meme moment. Au point qu’il n’est alors nul besoin de regarder sa montre. Quatuor quelque peu improbable (mais plaisant) des differents ages de la vie, nous rentrons apres diner de Don Vet a pied. C’est alors la course contre le ciel menacant qui peut a peu jette son voile sur la voute etoilee. Celui-ci est parfois gagnant nous obligeant a prendre une barque afin de traverser le bras du Mekong separant les deux iles. Je me dis que descendre en kayak ce long fleuve doit etre une belle aventure. Pas de doute possible. Certains l’ont sans doute déjà fait. On ne peut bien sur naviguer sur toute la longueur du fleuve en raison des nombreuses cascades au sud du Laos. Le portage est alors necessaire sur quelques troncons. Et bien qui est partant?
Petit moment desagreable a la frontiere. Que cela soit du cote laotien ou du cote cambodgien, les deux se sont entendus pour racketter le voyageur en toute illegalite. Deux dollars par ci, deux dollars la, douanier est un bon bisness. Cela me fait penser aux postes frontieres des pays de l’est il y a quelques annees. A un grade cambodgien, je demande, une fois mon passeport en poche, si ceci est de la corruption. Il me repond en rigolant, sans démentir. Toujours ce rire asiatique pour cacher son malaise. Je retrouve avec plaisir les femmes en pyjamas, mes quelques mots de khmer, (tout de meme moins chantant que le laotien), et tout ce qui fait du Cambodge ce pays auquel je me suis attache.
http://www.flickr.com/photos/travelspics/
Ajouts de vies