Dans un rue du centre de Kuala Lumpur dominee par deux immeubles bancaires encadrant les lumineuses toures
Petronass, une lady boy me salut et en un rien de temps me prend la main. Juste 10 secondes. Apres avoir refuse ses avances, je reprend ma route m'appercevant vite que mon bras gauche est
etrangement devenu plus leger: plus de montre! Je comprend vite ce qu'il c'est passe, reviens sur mes pas et lui demande calmement ma montre. A ce moment, celle-ci tombe a ses pieds, la vilaine
poussant un petit cri de surprise en faisant la moue. Vous voyez le genre... Je ramasse vite ma montre et oubliant les preceptes boudhisteห de compassion et compagnie, je me sers de ma bouteille
d'eau que j'avais a la main pour lui rafraichir les idees. je prend aussitot la poudre d'escampette! Elle ou il tente de me suivre en me balancant des injures mais avec ses talons aiguilles, j'ai
tot fait de la distancer pour rejoindre la station de metro aerien la plus proche! Ha je m'en veut un peu de m'ettre fait avoir comme un bleu, en tout cas quelle dexterite dans les mains...
Qui a dit qu'on se marrait pas a Kuala Lumpur?
Il est vrai qu'au premier abord, Kuala Lumpur apparait comme un gigantesque shopping centre. D'enormes centres commerciaux a chaque coin de rue, c'est a peine croyable. La ville est reputtee pour
cela et concurrence Singapoure. On n'hesite pas a venir specialement ici pour faire du shopping, notamment les riches habitants des pays du Golf. La Malaisie etant un pays islamique, elle est
d'autant plus attirante pour les habitants de cette region. Ils descendent dans de riches hotels trainant derriere eux bagages et burka noire. On retrouve les memes en celibataire dans les rues
de Patpong a Bangkok, se payant un week-end ou une semaine sexe dans les bordels de la ville. Je ne peut m’empecher d’avoir de la pitie pour ses femmes elevees dans une religion qui les meprise a
ce point. Eprouvent-elles de l’envie envers les femmes libres d’Occident ? Pas sur.
Cela dit en matiere de produits electroniques, l'affaire n'est pas particulièrement interessante surtout si vous tenez compte de la garantie qui n'est pas internationale. Quelques quartiers
offrent encore de vieilles maisons coloniales qui offrent un contraste saisissant avec les houtes tours modernes. Mais ces maisons disparaissent peu a peu devant la construction verticale. Kuala
Lumpur est un chantier permanent. Chinatown est sans doute le coin le plus sympa de la capitale. Des marches, des facades colores, de bons restaurants chinois a meme la rue, tout cela domine par
les pont du metro aerien de la ville. J'ai droit a une visite guidee nocturne du centre ville par Martina, une italienne rencontree sur les Iles Perenthianes. Elle travaille ici pour l'Ambassade
Italienne. L'avantage de Kuala Lumpur c'est que l'on peut aisément se deplacer a pied dans tout le centre ville. Le centre de cette ville de trois millions d'habitants est peu etendue. De plus
les transports publiques sont efficaces et bien pense: bus, metro, metro aerien, train, tout est fait pour vous amener rapidement dépenser vos dollars d'un centre commercial a l'autre. Nous
arpentons les larges avenues du Triangle d'Or. C'est le nom donne au centre d'affaire de la ville. La plupart des plus hauts immeubles sont le siege de banques ou de compagnies d'assurance. Nous
voilas aux pieds du symbole de la ville, voir de la Malaisie: les tours Petronnas. Deux tours qui furent pendant longtemps les plus hautes du monde avec leur 452 metres. Une passerelle entre les
deux permet est assessible aux visiteurs. Les tours abritent des bureaux et un autre immense centre commercial. Il faut reconnaitre que les tours sont brillamment mises en lumiere.
A l'Equateur Guest House, je retrouve Herry sur les dents pour un tournage a Malacca. C'est un fan de cette ville "tu peut tout faire a pied, tu trouves tout, c'est bien place pour bouger, c'est
tres occidentale, bref c'est top" Certes mais je crois que je prefere Bangkok. Kuala Lumpur est justement trop occidentale, ou est l'Asie dans ses rues? De grosses berlines aux vitres teintees,
des hommes d'affaires en costume serre, l'oreille visse au portable, cela court de partout meme le metro est bonde comme aux heures de pointes a Paris. Au passage, je suis de plus en plus certain
que la ville lumiere a le metro le plus pourri au monde...La Malaisie fait partie de ses pays émergents a mis chemin entre l’Occident et les pays pauvres comme le Cambodge. Un professeur gagne
ici plus de 400 dollars, on est loin des 30 dollars cambodgiens…La croissance a ete rapide et une partie des habitants du pays sont entre soudainement dans la societe de consommation. Faire de
l’argent et acheter sont ici les maitres mots comme dans une bonne partie de l’Asie en croissance. « Enjoy ! » est le refrain. On copie l’Occident et la classe moyenne pense que le chemin du
bonheur est forcement materialiste. Les gens sont prêt a payer 3 fois plus cher pour manger de la malbouffe au Macdonald ou au KFC dans un endroit aseptise plutot que manger les bons plats locaux
pour peu au bui bui du coin. L’obesite progresse et avec elle tout ce qui touché a la remise en forme. Ca reve de Viuton, de Cartier et de tout ces choses superflues. On est prêt a vendre son
vagin pour cela. Pas de toute, la Malaisie est en bonne voie.
Avec cela, les gens ont perdu de la joie de vivre et leur spontanéité. Il semblerait que cela soit un effet secondaire inevitable de l’enrichissement d’une population. Par contre, il est possible
d’avoir plus facilement des discussions avec les gens du cru parlant plus anglais et dont le mode de vie est plus proche de nous. Les Cambodgiens, derriere leur sourire de facade sont certes
plein de cette joie de vivire qui plait tant au voyageure. Mais les echanges vont souvent pas plus loin que les nom-professions-origine-marieoupas. Un peu deprimant tout cela surtout
que le ciel reste invariablement gris au dessus de la ville.
Je repart de Kuala Lumpur avec un debut de rhume. Merci la clime dispose dans le moindre batiment et magasins de la ville. Vu le contexte actuel, voici que je met a compter les symptômes que j'ai
en commun avec la grippe porcine! 5/9 pour l'heure. Les Cameron Highlands ne vont pas soigner ma fievre car il fait ici assez froid. Nous sommes a 1500 metres d'altitude et la température
n'excede pas 25 degres. Pas question de passer une frontiere tant que ma fievre n'est pas tombe car je risque la mise en quarentaine. Tanah Rata est l'une des villes principales de la region et
ressemble en tout point a une station d'altitude touristique. Beaucoup de touristes Malesiens et asiatiques en famille. Les Cameron Highlands sont connus dans le monde entier pour les plantations
de thes. Et ces paysages de collines couvertes de theiers valent le detour. Le théier est un arbre à feuilles persistantes qui peut atteindre 10 m à 15 m. Ces feuilles sont d'un vert eclatant ,
jusqu’à 20 m pour certaines variétés. Sa hauteur est limitée par la taille en culture qui donne aux collines des ères de jardins traverses par de multiples petites allees. Les autres attractions
du coin ne brillent pas par leur interet: des plantations de fraises, de roses et autres. Le plus sympa est sans doute la ferme aux papillons ou d'enormes specimens se laissent meme toucher.
La redescente vers la plaine de Kota Barhu me permet de me retablire completement. Un instant, j'hesite a retourner dans les iles Perenthianes si proches. Ce lieu m'a ensorcele diable! J'opte
finalement pour une remontee lente a travers le sud de la Thailande. Je prend un train a la frontiere pour Surat Ami, port d'entree vers les iles du Golfe de la Thailande. Le train est parcouru
par des soldats armes d'AK-47. Certaines gares ont des allures de camps retranches. Le sud de la Thailande est en proie depuis quelques annees a la violence. Plus de 3000 personnes en sont
mortes, victimes de la guerre qu'y mene Bangkok contre une guerilla musulmane. Une guerre oubliee a quelques encablure des iles paradisiaques.
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